La mini voile est en plein expansion ces dernières années, c’est un fait.
C’est une activité à part entière dont la perception reste un peu trop élitiste à notre goût et surtout pleine de préjugées !
Nous pensons que cette activité n’est pas à prendre à la légère, pardonnant moins l’approximation que le parapente, il est néanmoins tout à fait possible de former de vrais pilotes en toute sécurité !
Dans tous les cas, il faut prendre le temps de se former et de s’adapter à cette discipline !
Nous souhaiterions revenir sur quelques idées reçues :
Rien ne vous oblige à utiliser une 16m2 si votre PTV est supérieur à 70kg ! À 80kg sous une 18m2, votre vitesse bras haut sur une minivoile accessible sera au alentours de 40/42km/h, soit 5 à 8km/h de plus qu’un parapente…bien sur il faudra faire preuve de plus d’anticipation…
Les trims permettent de gagner en vitesse, mais la encore, si ça assez vite, rien ne vous oblige à les utiliser !
Donc si l’on reste dans des charges à l’air raisonnable (3.5 à 5 km/m2), on reste dans des vitesses raisonnables et gérables !
Une 18, si on baisse les mains généreusement, ça se met sur le toit aussi !
En descendant trop en surface, on rend le pilotage plus exigeant, on réduit la polyvalence de l’aile aussi !
Ne nous le cachons pas, il faut évidement courir pour le décollage ! Avec une vitesse d’envol supérieure d’environ 5 à 8km/h, cette phase demandera un peu plus de dynamisme qu’en parapente et surtout de ne pas se jeter dans sa sellette des que la voile prend en charge ! Ceci étant les distances nécessaires au décollage sont assez similaires avec le parapente : la course nécessite un peu plus de distance mais la montée de la voile est beaucoup plus rapide et donc plus courte en distance consommée.
Pour le retour au sol, il est clair que les arrivées mi freins sont à proscrire ! Vitesse= énergie donc ressource…l’atterrissage en mini est un peu plus impressionnant, mais pas plus compliqué…prise de vitesse (pas la peine d’envoyer un ¼ de tour pour ça), palier, arrondi final.
Le gros piège restera le gradient: si on arrive déjà en sous vitesse, on risque de faire un beau cratère !
Il est tout à fait envisageable de voler aussi en thermique avec ces minis (vols sur site).
Les ailes actuelles ont en moyenne 7 de finesse, sur les nouveaux produits, on arrive même à 8 sur des voiles accessibles !
Ce qui diffère du parapente, c’est plus le manque de flottement….donc en conditions faibles, ou très cycliques, c’est un peu plus sport…maintenant avec 1.5m/s de taux de chute, on est pas à la rue non plus et il est tout à fait possible de voler avec les parapentes.
Au final, il suffit simplement d’adapter sa technique ! (On fait des 8 dans la base de thermique plutôt que d’enrouler directe, c’est plus efficace…).
Quelque soit la voile, en conditions turbulentes, une aile souple, ça ferme ! Certaines voiles seront plus tolérantes dans leurs réactions. En fait le paramètre le plus important dans les incidents de vol reste le tangage ! Une voile sans tangage sera plus « cool » dans les phases de reprise de vol (abattées moins importantes).
Important et à savoir aussi, passé 6.5 de charge à l’air, les reprises de vols après incident sont plus pointilleuses car la voile à tendance à « percer » la masse d’air. (accélération du taux de chute plus importante)…
Pour une petite comparaison avec le parapente c’est ici: Comparaison parapente.
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